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Août au rucher : entre récolte, observation et préparation de l’arrière-saison

Août marque la fin de la saison productive dans la plupart des ruchers. Après les dernières floraisons d’été, c’est le moment de faire le point sur les réserves, la santé des colonies, et d’engager les actions nécessaires pour bien préparer l’arrière-saison. Cette année, dans plusieurs régions, les conditions météo ont compliqué la donne, rendant le nourrissement plus que jamais d’actualité.

1) Une récolte estivale en demi-teinte

La floraison du tournesol, habituellement un moment clé de la saison, a été inégale cette année. En cause : la sécheresse et des conditions climatiques peu favorables à la production de nectar. Résultat, dans de nombreux secteurs, les abeilles ont peu rentré, et les hausses sont restées plus légères que d’habitude, voire parfois quasi vides.

Cela ne signifie pas que tout est à jeter : certaines ruches ont mieux tiré leur épingle du jeu, en fonction de leur force ou de leur environnement. Il faut donc observer ruche par ruche, car les besoins peuvent varier considérablement.

2) Nourrir, oui — mais avec méthode

Avec des réserves parfois insuffisantes, le nourrissement devient une étape incontournable pour de nombreuses colonies. Il est essentiel de vérifier la quantité de miel dans le corps de ruche : si les cadres sont légers, il ne faut pas attendre pour intervenir.

  • On privilégie un sirop concentré (70 % sucre / 30 % eau) pour encourager le stockage.

  • Le nourrissement doit débuter dès que la dernière récolte est faite et que les hausses sont retirées.

  • Il se réalise en soirée, avec précaution, pour éviter le pillage et limiter les dérangements.

Objectif : que les abeilles aient terminé leurs réserves avant que les températures ne baissent et que la ponte ralentisse.

3) Les autres gestes du mois

Outre le nourrissement, août reste un mois de travail essentiel :

  • Retirer les hausses pour éviter les manipulations inutiles ou le stockage du sirop dans les hausses.

  • Observer le couvain et la population pour évaluer la dynamique des colonies.

  • Planifier le traitement contre le varroa, à débuter rapidement après le retrait des hausses.

  • Réduire les entrées pour mieux protéger les colonies des pillages, qui deviennent fréquents en fin d’été.

En conclusion : un mois d’août placé sous le signe de l’anticipation

Si la saison n’a pas tenu toutes ses promesses côté miel, l’enjeu désormais est clair : assurer la survie et la bonne santé des colonies pour l’hiver. Août n’est pas un mois de repos : entre surveillance, nourrissement et traitements, l’apiculteur pose les bases de la saison suivante.

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